Qui es-tu Alaska ?

Petit précision que je voulais vous donnez, pour chaque roman, je mes l’édition, le nombres de pages, le prix.. ect, de l’exemplaire que je possède.

Ah, et il est actuellement à peu près une heure du matin… je sais…


Auteur : John Green

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Traducteur : Catherine Gibert

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Public : Adolescents et jeunes adultes

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Edition : Gallimard Jeunesse
Collection Pôle Fiction

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Pages : ~405

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Prix : 7,75€

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Résumé : Miles Halter a seize ans mais n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il quitte le cocon familial pour le campus universitaire : ce sera le lieu de tous les possibles, de toutes les première fois. Et de sa rencontre avec Alaska. La troublante, l’insaisissable Alaska Young, insoumise et fascinante.

J’ai écris cette chronique au fur et à mesure que je lisais le roman. J’ai tout conjugué au passé, pour plus de réalité. Il y aura surement quelques répétitions…

« Comment vais-je sortir de ce labyrinthe ? »

L’avis de La Bouquineuse :

C’est fou comme John Green arrive à faire passer de grands messages par de petites phrases.
Des messages tellement pleins de sens, de vérités, de vie…

« Qui es-tu Alaska ? » est ce genre de roman fort, rempli d’émotion.

John Green rend ses personnages vivants par leurs actes (qui, au passage, ne sont pas des plus innocents) mais surtout grâce aux décors, à l’environnement qu’il leur crée.

Ici, les personnages fument, boivent… ect…
Des choses que je trouve évidemment idiotes et nulles, mais qui traitent des sujets de tous les jours.

Une phrase m’a particulièrement touchée, une phrase venant d’Alaska :
« Vous fumez par plaisir, moi je fume pour mourir. »
Elle a pourtant tant de projets d’avenir ! Comment peut elle dire cela ?

Et il y a un personnage que jamais je n’aurais cru apprécier, et qui s’est révélé être celui auquel je me suis le plus attaché.

Chip.

Un gars tellement émouvant sous ses airs de grand dur.
Fumeur, alcoolique (mais pas trop.quoique…), toujours prêt pour une blague et aussi tellement vulgaire (dans son langage)….
Je n’ai jamais apprécié ce genre de personne, d’ailleurs, heureusement pour moi, car qui aurais-je été ?

Mais, on sent que lui est différent.

Il aime la loyauté, la fidélité, mais surtout, il aime sa mère.
Lui et elle vivent seuls dans un caravane, au beau milieu de ce qui est, je pense, un camp de gitans ou un endroit du genre.

Voici une petites parties de ses paroles, dans un jeu nommé Meilleure Jour/Pire Jour : (Désolé pour les vulgarités)

« Le plus beau jour de ma vie n’est pas encore arrivé. Mais je le connais par cœur. […] Le plus beau jour de ma vie sera celui où j’achèterai une putain de baraque gigantesque à ma mère. […] en pleins milieu de Moutain Brook […] J’emmènerai ma mère là bas en voiture, j’ouvrirai sa portière et elle sortira pour voir sa maison. […] Je lui donnerais les clefs et je lui dirais « Merci ». […] Voilà, c’était le plus beau jour de ma vie. »

Enfin, comme ça, ça parait… je ne sais pas… ça n’est qu’une poignée de phrases parmi tant d’autre mais… en lisant le roman… c’est plus que ça…

Chip, également appelé « Le Colonel » par ses amis et par les autres pensionnaires, est vraiment celui qui m’a le plus ému. Et par ses accès de colère, et par ses soudains moments de tendresse.
Celui que j’ai préféré.
Celui qui a la plus belle histoire.
Comme quoi, on peut vivre/avoir vécu dans un endroit affreux, sale, moche, peu recommandé ou pauvre… bref. Prenez celui que vous voulez. Et pourtant avoir une magnifique histoire, vraie et émouvante.

Dans le même jeu, mais plus tard, un autre personnage nommé Takumi (il est japonais), raconte une histoire aussi touchante… mais peut être un peu moins… car il n’a pas un passé… très… intéressant? Enfin, on ne nous le dis pas.. on ne le connait pas quoi. Bref.

« Le pire jour de ma vie est le 9 juin 2000. Ma grand-mère est morte au Japon dans un accident de voiture alors que j’étais censé la voir deux jours plus tard. Je devais passé tout l’été avec elle et mon grand-père, mais, au lieu de ça, j’ai pris l’avion pour assister à ses funérailles. Et la première fois que je l’ai vu autrement qu’en photo, c’était ce jour là. […] Et la seule fois de ma vie où je l’ai vue, c’était juste avant qu’on la brule. Pire jour de ma vie. »

C’est vraiment impressionnant, la façon dont John Green arrive a faire passer les émotions du roman au lecteur si facilement…. on dirait que… c’est tellement simple… on croirait qu’on peut en faire autant en claquant des doigts, alors qu’en fait, tout est si complexe…

Vers les 3/4 du roman, j’ai reçu un sacré choc. Le genre où l’on respire plus fort, où l’on s’arrête de lire, où l’on ferme les yeux, où l’on lit encore une fois et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’on soit suffisamment calmé pour reprendre notre lecture.

John Green est également très fort pour cela. L’effet de surprise est une de ses spécialités.
Pff.. Je ne saisirai jamais la manière dont il s’y prend !

Oh mais quand j’y repense ! Je ressens encore toutes les émotions qui sont venues se bousculer au moment. D’abord une envie de sourire, puis de rire, suivis d’une inquiétude, d’une peur, pour finir avec une forte envie de pleurer (ou en tout cas une grand tristesse) et un sentiment de colère.

Je ne peux pas en dire plus car risque de spoiler.
Mais préparez vous à ce que ça fasse mal, très mal.

Après… cet affreux moment, je n’ai plus ressentis que de la tristesse (du moins pendant une bonne partie du dernier quart du roman)…

C’est vraiment fou ! Comment est ce que je peux pleurer une personne qui n’existe pas ?

Je n’avais pas compris le Avant-Après, je ne savais pas à quoi m’attendre. Au mieux, j’imaginais que ça signifiait un grand moment de bonheur… ou quelque chose dans le goût. Mais certainement pas à ça…

Pff… Je n’arrive pas à parler des romans de John Green comme je parle des autres bouquins…

Je ne sais pas… c’est différent. C’est vrai. C’est profond. C’est puissant.
Il n’y a pas de mot pour décrire cela…

John Green fait passer ses propres passions pour celles des personnages. On sent que c’est vivant, qu’il s’y connait, et qu’une fois encore, c’est vrai.

« Comment vais-je sortir de ce labyrinthe ? »

Chacun tente d’y répondre, et chacun trouvera la réponse à un moment ou à un autre de sa vie. Pour Miles, c’est sa propre expérience qui lui permet de répondre. Pour ma part, je n’ai toujours pas trouvé de sortie…

C’est beau. Ce roman est beau.

C’est un coup de cœur différent… Un coup de cœur pour la vie.

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2 réflexions au sujet de « Qui es-tu Alaska ? »

  1. J’hésite à le lire celui la j’ai peur de m’ennuyer, mais bon tu en fait un éloge donc je réfléchi.
    Et au fait bravo t’es super productive 🙂

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