Hantée – Les ombres de La Ville

Je RE-post cette chronique, car le lien de l’ancien article ne fonctionnait pas, sachez que la chronique officielle à été postée le 1 Septembre.

Auteur : Maureen Johnson

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Traduction : Maud Desurvire

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Public : Adolescents et Jeunes adultes

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Edition : Michel Lafon poche

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Pages : 440

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Prix : 7 €

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Résumé :

A Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de jack l’Eventreur. Malgré l’omniprésence des caméra, le tueur est indétectable sur les écrans. Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la seule capable d’apercevoir son ombre.

Accompagnée d’un mystérieux garçon, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive.

L’avis de La Bouquineuse :

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Etrangement, je n’ai pas reconnu le style de l’auteure, surement parce que le traducteur n’est pas le même que dans 13 petites enveloppes bleues… Mais ça doit être l’une des rares fois où j’arrive à entrer aussi rapidement dans l’histoire.

Pour une fois, le suspens est tout de suite là. Pas après un, deux, ou trois chapitres, mais dès les premières pages !

 Je ne sais pas ce que j’ai le plus aimé : la légende et le tueur, qui donne tout le suspens de l’histoire, ou l’univers de la pension et du campus, qui m’a toujours plu.

Quand j’y pense, ce roman fut le premier vrai thriller. Je n’ai jamais vraiment lu autre chose que de la S.F, de la dystopie, du fantasy, ou d’autre que je qualifierai plus de roman de vie de tout les jours, avec des problèmes banals dans un monde normal.  Mais maintenant, j’ai soif de ce genre de livres.

Le meurtrier agit exactement comme Jack l’Eventreur, dans la légende. Les victimes ont un liens avec celles du passé, et sont tuées de la même façon, au même endroit, le même jour, à la même heure, ou presque.
C’est grâce à cette intrigue que nous sommes directement passionnés par l’histoire.

Tout au long du roman, nous sommes dans la peau d’Aurora, ou Rory, comme elle se fait appeler. D’ailleurs, parlons d’elle. Jeune fille simple et agréable, le genre qu’on ne peut pas s’empêcher d’apprécier.  
Elle n’en reste pas moins une héroïne classique, avec ses qualités et ses défauts. Quoique de ces derniers, elle n’en à pas beaucoup. Par contre, au début, je trouve qu’elle ne prend pas assez au sérieux l’affaire de l’Eventreur. Réfléchis, Aurora ! Y’a quand même un gars qui à décider de devenir le nouvel Jack l’Eventreur, qui se promène tranquillement dans les rues de Londres !

                                                  Petite parenthèse : Je viens juste de me rendre compte que j’ai lu ce roman pile poil avant le premier meurtre ! (dans le livre). Ca me fais réellement froid dans le dos…

Revenons en à Rory. J’ai découvert en elle une qualité que peu de personnages, qu’ils soient les héros ou les secondaires, possèdent : L’honnêteté. Elle assume ses erreurs et j’ai beaucoup aimé cela.

Elle est aussi vraiment déterminée. Quand elle veut faire quelque chose, elle le fera. Et elle faut toujours les bons choix, contrairement à certains personnages. Elle a un très bon instinct.

Parlons maintenant de deux autres personnage, qui ont aussi leur importance.
Jérôme, mon préféré ! ♥ ! Heu.. hum.. Okey… j’me reprend. C’est un garçon de 18 ans, qui s’impose dans l’histoire d’une manière assez peu commune, pour la simple raison qu’elle est vraiment rapide. Evidemment, je savais qu’il allait être assez présent dans l’histoire, mais je pensais que ça allait se passez plus tranquillement. Mais il n’en reste pas moins adorable, sympa, gentil mais surtout très amusant.  Son intérêt pour cette histoire d’Eventreur est assez drôle…
Il… aborde le sujet… avec entrain. C’est vraiment grâce à lui et ses explications que l’on s’y retrouve.
Jazza, quant à elle, est plutôt discrète et modeste. Malgré cela, elle est très présente. Quand je dis très présente, c’est vraiment très présente ! Mais ça n’est pas dérangeant car elle est agréable et simple, et son omniprésence est justifiée, car elle est la colocataire d’Aurora et, par la même occasion, sa meilleure amie.

Tout à l’heure, j’ai dis que l’on vivait l’aventure dans la peau de Rory, mais ce n’est pas tout à fait vrai. A chaque meurtre, il y a un petit passage (de une à trois pages), où l’on connait le point de vue de témoins. Ces derniers nous apprennent des choses, certes, mais nous laisse toujours sur une pointe de suspens insupportable.

Un point étrange : en général, nous ressentons les émotions de l’héroïne (ou héros), mais pas plus. Or, cette fois, j’ai vécue plus de moments de peur qu’Aurora, qui, elle, était plutôt sereine.

Il faut quand même avouer que, malgré le sentiment de stress que l’on peut ressentir en lisant ce roman, il est impossible de ne pas rire ! L’humour est très présent.

On suit l’enquête petit à petit. On ne cherche pas vraiment à savoir qui est le meurtrier, même si évidemment, on aimerai en apprendre plus sur lui, non, on se demande vraiment qui sera la prochaine victime.
Parce que vers le milieu du roman, on connait plus ou moins l’identité du tueur, et elle est assez étrange, mais je m’y attendais.

Qui est susceptible d’être la prochaine victime ? Chacun se fera sa propre idée. De mon côté, j’avais la mienne…

Tiens ! Je n’ai pas encore parlé de la couverture ! Elle aussi à le droit à son lot de compliments.
Elle est super, super, super belle ! Sublime… Magnifique…

En fond, on peut apercevoir quelques bâtiments de Londres, en partie cachés par la brume. La brume, justement, donne l’aspect mystérieux  et intriguant qui donne envie de lire ce livre. On sent que le brouillard est épais, et on se garde bien d’y plonger…

En premier plan, une jeune fille (certainement Aurora) est allongée, visiblement endormie. Sa chevelure rousse contraste avec sa peau pâle et sa robe blanche. Elle est à même le sol et parait avoir un sommeil désagréable. Recroquevillée, on peut facilement imaginer qu’elle a froid, ou bien qu’elle a peur. Les deux sont possibles.

Un petit point négatif maintenant, car, oui, même un merveilleux roman a ses défauts. En fait, c’est la tournure que prend la situation qui m’a dérangée. Je ne peux pas très bien m’expliquer, car sinon, je risque de faire un spoiler assez important, mais je vais tout de même faire en sorte que vous me compreniez.
Le truc gênant, c’est que l’histoire devient un peu trop classique. Mais bon, ça n’est pas un grand problème, car le côté mystérieux et intriguant demeure…

La fin est spectaculaire, il n’y a pas d’autre mot. On doute, on a peur, on panique… La détresse des personnages se fait grandement ressentir. Et c’est juste passionnant. Il y a de l’action, des révélations… C’est grandiose !
Pour une fois, nous nous attendons au pire jusqu’au bout.

Je me demande tout de même ce que les autres tomes ont à nous offrir. Mais s’ils existent, c’est qu’ils ont une histoire.  

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“Poursuivre l’invisible…”

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Coup de cœur :

13

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Maureen Johnson

 Maureen Johnson est un auteur de livres pour la jeunesse. Enfant, elle lisait sans arrêt, comme beaucoup de lecteurs qui finissent par écrire.

Elle a étudié la dramaturgie et l’écriture romanesque à l’université Columbia.

Avant de pouvoir vivre de sa plume, Maureen a pratiqué bon nombre de petits boulots de New York à Londres en passant par Las Vegas. Aujourd’hui, elle vit à New York avec son mari.

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